Grande Annonce de notre nouvelle future vie à la Famille ( et aux autres) …..

Pas le plus simple…

Evidemment, on n’a pas joué la simplicité…je vous explique..

Mes beaux parents viennent chercher notre fille pour l’emmener en vacances chez eux (c’est-à-dire aussi chez toute la famille de Manu)

Nous leur expliquons, à l’apéro, on s’est dit que ça allait mieux passer…que donc, entre les divers soucis qu’on a accumulé depuis quelques temps  et le reste, nous quittions la maison pour partir vivre en cc… 

Il y a eu comme un blanc, mon beau père, pensant immédiatement, à ses connaissances qui y vivent, par obligation, mais plutôt genre SDF, en caravane fixe, après une grosse dégringolade dans la vie, et qui ne s’en sont jamais sortis, ma belle mère, éfarée de penser que nous allons passer de 150 m carrées à 12 voir 15 au mieux, ET COMMENT ALLIONS NOUS FAIRE POUR Malie et l’école ? mais, la discussion est restée assez sereine, en tous cas c’est ce qu’il m’a semblé

Sauf que…Après leur départ, quelques jours plus tard, j’ai eu ma fille au téléphone (je vous rappelle qui partait donc avec eux) et qui me hurle au téléphone (11 ans….) MAMAAAAAAN je ne veux pas partir en cc, je n’aurais aucune INTIMITE, et mèmère et bien elle dit qu’on ne peut pas partir ainsi avec une enfant, que j’ai besoin d’aller à l’école, que c’est nul votre idée.. Déjà pour commencer, ma fille que j’aime, tu te calmes, je veux que ta cousine de 15 ans sorte de ton corps (j’ai vite compris d’où venait le manque d’intimité)!

 

Mon sang en fait qu’un tour, je vois rouge..Je me calme au mieux, et essaye de lui expliquer, d’une voix la plus posée possible, que si, tout est possible, que nous serons ensemble, que ce n’est pas grave, qu’on trouvera pour l’intimité, qu’on allait voyager, faire de belles rencontres, voir de beaux paysages, être tout le temps ensemble, et qu’on en parlerait lorsqu’elle rentrerait et que nous déciderions TOUS ensemble d’où aller,  bref je lui ai vendu le truc et ça a fini par un :

 

Maman, quand c’est mèmère qui m’en parle je n’ai pas du tout envie de partir en cc, mais quand c’est toi, je n’ai qu’une envie c’est d’y être tout de suite..yesssssssssssssss

J’ai fini par un : mèmère, elle ferait mieux de se taire devant sa petite fille, et que sa cousine (15 ans), forcément, elle ne peut pas comprendre , vu le style de vie complètement différent qu’elle connait.

je lui ai passé son père, histoire qu’elle termine sur une note douce et tendre…..

 

J’ai fini par me poser, et comprendre, que ma belle-mère était en panique pour sa petite fille, que ça n’était pas anormal, qu’elle savait que cette annonce n’était pas un « vrai » choix (enfin pas pour ce moment là, j’aurais évidemment préféré lui annoncer un tour du monde, dans 10 ans, ) et qu’elle avait de quoi paniquer.

J’ai donc décidé de ronger mon freins aux appels de Malie, et de reprendre la discussion avec mes beaux-parents lorsqu’ils ramèneraient Malie.  Ce que j’ai fait, et vous savez quoi ?

Et bien au bout de 3 jours, ma belle mère était prête à vendre sa maison, acheter un petit pied a terre et partir en cc la majorité du temps….siiiiiiii, je vous jure!!!!!

hé Quand j’ai un truc à vendre, moi, je le fais bien et j’adooooooooore quand ca se termine comme ça !

En tous cas, ça voulait dire que j’avais rassuré tout le monde (en partie) et que j’allais avoir la paix avec Malie.

Presque tout le monde parce que je n’ai pas eu le courage de l’annoncer à ma grand-mère, très ouverte d’esprit, très moderne pour ses 98 ans mais… qui s’inquiète toujours énormément pour moi, les enfants et qui n’a plus un âge à se prendre la tête avec ça et à ne pas dormir à cause de moi.

J’ai « réussi » à lui annoncer de vive voix lors de ma deuxième visite en compagnie de Manu, ben oui, épaulée c’est plus « simple » et l’annonce à été faite alors que…nous vivions dans le cc depuis 2 mois…..

Elle nous a regardé, nous a demandé si on était tombé sur la tête et a fini par un: ah ben oui, j’en ai vu à la télé, des gens qui vivent comme ça!

J’ai , une fois de plus, compris que oui, elle s’inquièterait toujours pour nous, et surement encore plus qu’avant, mais aussi qu’elle  comprenait le sens de notre départ!

Après il y a ma belle-sœur, fière de dire à ses potes que son frère partait à la roots avec sa famille, il y a notre ainé qui valide à fond, le deuxième qui a tout refusé en bloc au départ, nous prenant pour des futurs sdf et s’inquiétant beaucoup pour la scolarité et la sociabilisation de sa sœur, il y a ma meilleure amie qui a pensé qu’on subissait nos épreuves et que ce n’était pas un choix (et qui a été soulagée de nous voir dans le vif du sujet et a été rassurée), il y a les parents de l’école qui nous regardent comme des extra terrestres, ceux qui nous envient, ceux qui nous comprennent.

Et au final, peu importe ce que pensent les autres, je n’ai aucun sentiment ni de fierté, ni de culpabilité, ni aucun besoin de me justifier, je pense qu’on a juste trouvé notre vie à nous, notre équilibre, notre envie et surtout le courage de passer le pas!! Et encore le courage…..Même si oui, il y a eu des moments de doute, des moments à chercher d’autres façons plus « stables » mais à chaque fois on est de suite revenus à cette idée de départ! C’est toujours difficile de quitter ce carcan de société, de lâcher prise, un peu par habitude par l’éducation que l’on a eu mais surtout pour notre fille. Même si on était persuadés de tout le bien que ça allait nous apporter, ainsi qu’à elle d’ailleurs, ca n’empêche que des fois, tu as une petite voix dans ta tête qui te dit: Comment va-t-elle reprendre une vie « normale » après ça? Comment va-t-elle reprendre une scolarité « normale » après ça? Comment va-t-elle se construire avec nous comme exemple? Comment va-t-elle pouvoir ensuite aller travailler comme tout le monde?

Et oui, automatiquement on pense encore, qu’être dans le moule est nécessaire pour s’en sortir, ou plutôt, on a peur que le fait de lui montrer une autre façon de vivre, trop de liberté, pas assez de « règles » va forcément la mettre en marge de la société et qu’elle n y arrivera plus!

Et POURTANT, on passe le pas, donc c’est que nos idéaux, nos rêves, notre envie de cette vie depuis toujours et bien là et c’est pour cela qu’aujourd’hui on n’a « presque » plus ces craintes.

Il faut se faire confiance, il faut savoir s’écouter, il faut oser vivre, et surtout, surtout, ne pas se laisser influencer par les dires des autres.

Que ce soit par amour, par jalousie, par envie, par intérêt, par inquiétude..Il faut tenir le cap, et juste rassurer ceux qui doivent l’être, et s’ils ne comprennent toujours pas, croyez moi, votre expérience au fur et à mesure du temps, vos sourires, votre joie de vivre, seront la meilleure preuve qui soit pour tout le monde.

Le tout c’est de réfléchir au projet, de préparer en amont la logistique, calculer les besoins financiers.

Nous on a été sûrs de nous assez tôt, néanmoins, je peux aussi assurer que c’est lorsque nous sommes arrivés à répondre à toutes les objections, toutes les inquiétudes que nous avons su que nous étions prêts.

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